Plans coquins 100% femmes rondes

Vivre un moment complice
Ton index défile encore, ça clique, tu cherches, et puis tu tombes sur moi. Exactement là. C’est l’écran de ton portable qui s’éclaire de cette phrase, et quelque part au fond de moi, un petit vent chaud se lève, comme celui d’un été provençal qui arrive trop tard en octobre. Parce qu’en fait, je le vis, ce truc. En ce moment même, j’ai un livre sur les genoux mais je ne lis pas une ligne, je pense juste à savoir si quelqu’un, toi peut-être, lit ça. C’est gonflé, mais c’est ça, ce que je cherche : quelqu’un à qui envoyer cette petite vague de chaleur au creux du ventre.
Salut, je m’appelle Séverine. 53 ans, longue histoire, la quarantaine passée comme un TGV et la cinquantaine qui s’installe avec un sacré bagage, rempli de souvenirs, d’envies jamais dites, de dialogues rêvés. J’habite dans le coin de Salon-de-Provence, là où le soleil tape fort sur les pierres blanches et les oliviers. Moi aussi, je tape fort, mais dedans. Je suis une femme… avec de l’embonpoint, je le dis comme ça, round et enrobée, ça claque pas mais c’est moi, une terre pleine, accueillante. Des cheveux chatains, des yeux marron qui ont vu du pays et qui, aujourd’hui, aimeraient simplement se perdre dans un autre regard.
Alors non, je ne vais pas te raconter ma vie de bureau, les interminables dossiers, ou mon amour des vieux films en noir et blanc. C’est vrai aussi, mais ce n’est pas le cœur du sujet maintenant. Ce qui compte, c’est que tu lises ça et que tu réalises : cette femme avec numéro de tel, elle n’attend pas ton CV. Elle attend l’électricité d’une conversation qui vrille et qui tourne autour du petit quelque chose qui rend l’estomac léger. J’aime quand les mots sont simples et frappent au bon endroit, ceux qui font sourire intérieurement.
Alors c’est quoi, le programme ? Je ne veux pas dresser une liste. Je veux juste que tu décroches ton téléphone et que tu appelles. Imagine : tu arrives chez toi, tu verrouilles la porte, tu te laisses tomber dans un fauteuil. Tu passes la main sur ton front, tu respires. Tu vois ce numéro. Et tu composes. Et la réponse n’est pas une sélection de profil, c’est juste une voix, avec son accent du sud, son grain de sable des plages du Prado dans la mémoire, et tout le silence nécessaire pour entendre ce que tu ne dis pas à voix haute. C’est ça que je propose. Une connivence, un délire sous les étoiles de Provence, ou sous la lampe de ton salon. C’est complètement hors des rails et pourtant d’une franchise désarmante.
Tu vas essayer de visualiser, de coller cette silhouette à ce texte. Arrête. Ce n’est pas une photo en trois dimensions qu’il faut, c’est juste une vibration dans une voix. Je suis ici, à Salon, une main sur la cuisse et l’autre qui tient mon téléphone, prête à le faire vibrer à la première sonnerie qui sera pour moi. Tous ces profils identiques, ces annonces formatées… jette tout ça. Prends juste ton téléphone et rappelle cette envie d’inconnu que tu avais au fond des yeux il y a dix minutes.